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Au fil des siècles, le poney Shetland s'est adapté aux îles Shetland : Une alimentation pauvre et rare en a fait un modèle réduit doté d'un certain nombre de qualités. Terre hostile, climat difficile, les îles Shetland ont forgé un poney ayant une grande résistance physique, c'est pourquoi son utilisation première fut de transporter des galettes de tourbe séchée dans des paniers d'osier, qui servait de combustible.

















Le Shetland a longtemps servi à tirer des wagonnets de charbon dans les mines. L'extraction, difficile, obligeait les mineurs à creuser des galeries étroites, basses et tortueuses, d'où l'efficacité des Shetlands. Un propriétaire des mines du comté de Durham commença alors à sélectionner juments et étalons destinés à la reproduction ; cet élevage est à l'origine de grandes lignées actuelles.

 

Dès 1890, les éleveurs ouvrent le premier stud-book (registre généalogique, dans lequel sont inscrits les poneys et chevaux d'une même race). Depuis, les Shetlands ont conquis le monde, grâce notamment à l'essor de l'équitation sur poney. En France, le Shetland est principalement élevé au grand air. Il est peu sujet aux maladies, et les juments poulinent souvent seules. Se contentant d'une herbe rare, le Shetland a tendance à devenir "obèse" là où la nourriture est fournie à profusion.



















Il souffre souvent de fourbure (maladie du pied du cheval et poney due à un excès de travail ou d'un abus alimentaire).

  

Le poney Shetland est la monture idéale des petits enfants pour l'initiation à l'équitation ; il excelle aussi lors des concours d'attelage, rivalisant de précision et de maniabilité avec les autres concurrents. Puissant et énergique, le Shetland n'est pas un "jouet en fourrure" mais bien un poney capable des performances les plus méritoires.

Robes simples

Les poils et les crins sont de la même couleur. Il y en a quatre : le noir, l'alezan (à poils et crins rouges), le café au lait et le blanc (mais on dit <<gris>>, sauf si le Shetland est albinos, s'il a la peau rose).

Robes composées

- Un seul poil avec crins noirs :

-> bai (poils rouges et crins noirs)

-> Isabelle (poils jaunes et crins noirs avec une raie de mulet)

-> souris (poils gris et crins noirs)

- De deux poils mélangés :

-> gris (poils blancs mélangés de noirs)

-> aubère (poils blancs mélangés de rouges)

-> louvet (poils rouges ou jaunes mélangés de noirs)

- De trois poils mélangés :

-> rouan (poils blancs, rouges et noirs)









Epis, étoiles et chaussettes

La robe d'un Shetland présente des particularités qui permettent de ne le confondre avec aucun autre. En voici trois :

-> les épis (touffes de poils formant un tourbillon, situées n'importe où sur le corps)

-> les balzanes (sur le bas des jambes, ce sont les chaussettes blanches)

-> les marques en tête (plaques de poils blancs sur le chanfrein, qui portent des noms en rapport avec leur forme : étoile, pelote, bout de nez, belle face boit dans son blanc (une liste)).


  

Bien le nourrir...

C'est lui procurer du "lest" et un "complément énergétique". Le lest, c'est le fourrage (herbe, foin, paille). Il donne peu de force, mais constitue le volume alimentaire indispensable à l'animal.

Le complément énergétique, c'est le grain (orge, maïs, avoine). Mais cela peut-être des aliments industriels (granulés), dont il existe de nombreuses compositions. Ce complément donne des forces au Shetland.

! Attention aux plantes mortelles !

De nombreuses plantes sont toxiques pour le Shetland. Il ne sait pas toujours les éviter... La plus dangereuse est l'if. Il suffit que l'animal en avale quelques dizaines de grammes, pour mourir en quelques minutes...

Il faut se méfier notamment du troène, des glands de chêne, de la belladone, de la fougère, du compagnon blanc, de la jacobée, de la ciguë ainsi que du cytise qui est aussi extrêmement dangereux !

Les boxes :

Hauteur au garrot X 2 au carré -> ex. : Un Shetland de 85 cm aura un box d'environ 2.89 m2.

Le box doit être doté d'un approvisionnement d'eau, sachant que le Shetland boit entre 3 à 10 litres d'eau par jour, selon le temps et l'effort fourni.

Hygiène naturelle, pansage et examen :

Dans la nature, le Shetland se toilette avec les moyens dont il dispose : il se frotte contre les arbres et se roule. Il débarrasse ainsi sa peau des cellules mortes, des poils qui tombent, des poussières et des brindilles qui se seraient accrochées dans son pelage. Ce toilettage active aussi sa circulation sanguine. On le panse pour les mêmes raisons. Mais avec davantage d'efficacité !

Qu'utiliser pour toiletter un Shetland ?

Dans l'ordre : une étrille, sorte de grattoir en métal ou en caoutchouc, plus ou moins dur ; un bouchon, simple brosse en chiendent ; une brosse douce ; une époussette, chiffon rugueux ; une éponge ; un peigne et un cure-pieds.

Avec ces instruments on nettoie la peau et le pelage de l'animal : on lui procure ainsi le confort qu'il recherche naturellement. Il faut aussi profiter du pansage pour l'examiner attentivement et s'assurer qu'il n'a pas de blessures, de parasites (tels que les tiques), etc. Panser, c'est faire le tour du poney !

  

Les étalons

On souhaite d'abord que le poulain ressemble à sa mère. Mais il peut être encore plus beau et mieux adapté au service auquel on le destine. Cela dépend en partie de l'étalon donné à la jument, il n'est cependant pas facile à trouver...

Rares sont les Shetlands physiquement parfaits. La jument peut avoir le dos un peu long, l'encolure trop courte ou les membres un brin épais, etc. Il faut alors la faire saillir par un étalon susceptible de contrebalancer ces défauts : il aura donc le dos court, l'encolure longue et les membres fins. De la même façon, si l'on souhaite qu'elle mette au monde un poulain plus puissant de l'arrière-main, plus léger, plus lourd, etc., on choisira un étalon qui a toutes ces qualités.

Quand on découvre le mâle susceptible d'engendrer le produit souhaité, il est indispensable de s'inquiéter de son caractère... Pour plus d'informations sur les papiers et tests de caractère.













1. Faire deux voltes en courant avec l'étalon.

2/3. Arrêt. Puis longer les barrières sans que l'étalon les touche en le tenant à bout de bras.

4. Faire reculer l'étalon rien qu'au son de la voix.

5. Passer dans une piscine avec bords mous.

6. Changement de main (main gauche).

7. Prendre un bidon plein d'aliment, toujours en tenant l'étalon de la main gauche, il ne doit en aucun cas regarder le bidon ou traverser la ligne.

8. Arrêt. Curer les pieds de l'étalon.


Les juments

La jument peut appartenir à une race précise et être inscrite à un stud-book : elle a alors un pedigree (papiers). Si c'est le cas, mieux vaut la faire saillir par un étalon de sa race, également pourvu de papiers, car le poulain né de l'union de parents d'une même race sera aussi de <<pure race>>. Cela présente deux intérêts : la plupart des épreuves officielles (saut d'obstacles, etc.) ne sont ouvertes qu'au Shetland pourvu de ces fameux papiers ; de plus, un animal inscrit à un stud-book a une valeur marchande supérieure à celle d'un bâtard.

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